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Laurent Cullier : l’enseignement professionnel en apprentissage à Notre-Dame du Grandchamp

Publié le 6 mai 2022 Mis à jour le 20 septembre 2022
Laurent Cullier enseignement professionnel en apprentissage
Laurent Cullier enseignement professionnel en apprentissage
Date(s)

le 6 mai 2022

Nous avons eu le plaisir de partager une Conversation avec Laurent Cullier, responsable pédagogique de l’enseignement professionnel en apprentissage, sur le site de Saint-Quentin-en-Yvelines. En poste depuis 15 ans au sein de notre UFA (Unité de Formation par apprentissage), il nous présente les formations qui y sont dispensées.

Vous êtes chargé du pilotage du CAP EPC et du Bac professionnel MCV en apprentissage, parlez-nous de ces formations. Quels sont leurs atouts ?

L. Cullier : Ces 2 formations préparent au métier de vendeur en magasin. Pour chacun de ces diplômes, le jeune va approfondir ses compétences et augmenter ses champs d’action. Au niveau CAP, les jeunes apprennent à accueillir le client, mettre en rayon, gérer la réserve et bien évidemment vendre. Au niveau Bac, ils entrent plus en profondeur dans la gestion du point de vente : relation avec les fournisseurs, la centrale d’achat ou les grossistes, animation commerciale...

Quels jeunes peuvent candidater au CAP EPC et au Bac professionnel MCV en apprentissage ?

L. Cullier : Le CAP EPC (Equipier Polyvalent du Commerce) accueille les jeunes quel que soit leur parcours, qu’ils soient passés par le collège ou non. Une fois leur CAP obtenu, ils peuvent viser l’obtention du Bac professionnel MCV (Métier du Commerce et de la Vente) - apprentissage en 2 ans (avec une entrée directe en classe de première). En 4 ans, ils peuvent donc obtenir deux diplômes.

Le Bac professionnel MCV - apprentissage accueille les jeunes qui sortent soit de 3e (entrée en seconde), soit d'un CAP EPC ou d’une seconde professionnelle en initiale (entrée directe en première).

C’est le cas par exemple de nos élèves en classe de seconde professionnelle MCV - initial, sur le site de Versailles. Certains d’entre eux mûrissent leur projet en cours d’année scolaire et souhaitent finalement poursuivre leur cursus en apprentissage. Nous pouvons alors les accueillir directement en classe de première sur notre site de Saint-Quentin-en-Yvelines.

Qu'est-ce qui distingue une formation initiale d’une formation en apprentissage ?

L. Cullier : Le diplôme est le même, que l’on suive une formation en initial ou en apprentissage. Ce qui va changer, c’est la méthode pédagogique. L’apprentissage s’appuie principalement sur le milieu professionnel, avec des exigences un peu moins importantes sur le niveau scolaire.

Ce mode de formation reste tout de même exigeant et difficile. Les apprentis mettent les deux pieds dans le monde professionnel. Or à 14-15 ans, très peu de jeunes en sont capables. Ajouté à cela, des missions basiques (au début de leur parcours) et des horaires parfois compliqués : tenir sur la durée n’est pas facile ! Ce qui est sûr, c’est que lorsque le jeune ne l’a pas décidé de lui-même, cela ne fonctionne pas.

L’apprentissage n’est donc pas une voie par défaut, que l’on choisit car on ne se sent pas bien ailleurs, sans avoir de projet. Il faut que ce choix d’orientation s’opère pour les bonnes raisons.

Si c’est le cas, les apprentis gagnent en maturité beaucoup plus vite qu’un jeune de l’enseignement classique. Parce que l’apprentissage, c’est avant tout un bouleversement, un choc positif. Il n’y a pas de “progression” d’attente : les jeunes perçoivent un salaire dès le début de la formation. En parallèle, les employeurs leur demandent d’être réactifs par rapport aux codes de l’entreprise, au savoir-être, à la ponctualité...

Au niveau de l’insertion professionnelle, quels sont les atouts de l’apprentissage ?

L. Cullier : L’apprentissage est une garantie de trouver un travail, quel que soit son niveau d’étude (CAP, Bac, licence, master).

Durant leur formation, les apprentis acquièrent les codes du milieu professionnel et un engagement contractuel. Ils font également l’expérience de responsabilités et mûrissent leur conscience professionnelle.

Une fois diplômés, ils sont donc pleinement opérationnels : un profil très recherché par les entreprises, qui se traduit par une embauche rapide.

Aux yeux d’un apprenti, quelles sont les raisons de suivre son apprentissage à Notre-Dame du Grandchamp ?

L. Cullier : Les professeurs, formateurs et personnels administratifs de Notre-Dame du Grandchamp ont à cœur d’accompagner et de faire réussir chaque jeune. C’est l’une des valeurs communes à tout l’établissement.

Sur le site de Saint-Quentin-en-Yvelines plus particulièrement, nous accueillons les jeunes quel que soient leurs difficultés scolaires, leur parcours ou leur vécu. Ce qui prime, c’est leur projet et leur détermination à intégrer le monde professionnel.

“Nous ne sommes pas une école”, on le répète tous les jours à nos apprentis. Nous sommes un centre de formation professionnelle qui accueille des salariés, pour les former à un métier. On propose donc à nos jeunes des relations basées sur le modèle de l’entreprise (notion de collègues et de hiérarchie notamment).

Donc la relation humaine est complètement différente d’un établissement scolaire classique. Et j’ai envie de dire : Fort heureusement ! Parce que la plupart des jeunes que l’on accueille souhaitent s’éloigner du milieu scolaire.

Un autre atout de Notre-Dame du Grandchamp, c'est son portefeuille entreprise. Nous avons noué des liens très forts avec des commerces, mais aussi surtout avec les personnes qui y travaillent. Cela facilite grandement le placement de nos jeunes. 80% d’entre eux réalisent ainsi leur apprentissage au sein de nos entreprises partenaires.