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Jean-Philippe Morand : La Seconde générale et technologique à Notre-Dame du Grandchamp

Publié le 19 avril 2021 Mis à jour le 3 mai 2021
Jean-Philippe Morand
Jean-Philippe Morand
Date(s)

le 19 avril 2021

Nous avons partagé une Conversation avec Jean-Philippe Morand, responsable pédagogique de la seconde générale et technologique de Notre-Dame du Grandchamp. Jean-Philippe Morand est professeur de SVT et de SNT (Sciences numériques et technologie) en seconde. Il a intégré l’établissement en 2011 et occupe son poste actuel depuis 2016.

Jean-Philippe, vous êtes chargé du pilotage du niveau seconde au sein du lycée général, quelles sont les particularités de cette classe ?  
 
JP. Morand : La classe de seconde représente la première étape des années lycée. C’est un niveau que j’aime beaucoup parce qu’il s’agit d’un temps de grande évolution pour les élèves. On les accueille en septembre collégiens, ils ressortent en juin, réellement lycéens, après avoir gagné une forme d’autonomie, et dépassé les questions de comportement ou de méthode.  
Afin de les aider dans ce travail de transformation et les accompagner dans ce passage, nous avons mis au point 5 modules qui leur permettent de se forger une sorte de boîte à outils de savoirs et de méthodes transdisciplinaires. Cette boîte à outils repose sur le calcul, la syntaxe, la prise de parole, les méthodes de travail (mémorisation, attention, prise de notes) et la gestion du stress. Il s’agit d’heures d’Accompagnement Personnalisé (AP - crédit d’une heure par semaine et par élève).   
Il est bon de rappeler que la classe de seconde générale et technologique prépare soit à une première générale, soit une première technologique. Il s’agit donc d’une classe d’orientation durant laquelle les élèves sont amenés à choisir leur voie et leurs spécialités de classe de première.  
 
Pouvez-vous nous brosser le portrait de votre pôle d’enseignement ?  

JP. Morand : Le niveau seconde compte environ 300 élèves, répartis dans neuf classes, soit environ un tiers des effectifs du pôle général. Dans l’équipe interviennent 50 à 60 professeurs et neuf d’entre eux sont des professeurs principaux (PP) qui animent les équipes et les classes et mettent en œuvre la pédagogie et les projets de l’établissement. Cette équipe de PP est très investie, ils connaissent très bien le niveau seconde et ses enjeux. Nous travaillons en confiance et en cohérence. Ils ont un rôle très important.  
Nous proposons quelques spécificités pédagogiques telles qu’une classe bilangue allemand/anglais, une section euro-allemand, une classe euro-anglais (dans la continuité de notre collège partenaire le Sacré Cœur), une classe bilingue anglais, une section internationale britannique et une classe d’innovation pédagogique (2SCE – voir La Conversation Seconde innovation). Une autre originalité de notre établissement, c’est de proposer aux élèves l’option Univers du sport.  
  
La seconde générale de Notre-Dame du Grandchamp est-elle accessible à tous ?   

JP. Morand : Concernant notre manière de recruter, nous œuvrons à intégrer des jeunes et des familles qui soient en accord avec notre projet éducatif, capables d’apporter humainement leur pierre à l’édifice commun. Le niveau scolaire, bien qu’étudié avec soin, n’est pas le critère principalement retenu pour l’obtention d’une place : le comportement et l’engagement priment.  
80% de nos effectifs de seconde sont des élèves issus de 3e du Sacré Cœur. Mais nous tenons à ce que ce passage entre nos deux établissements soit réfléchi par les jeunes et leur famille, il n’est pas automatique et nous échangeons beaucoup avec les équipes du collège. Les 60 places restantes accueillent des jeunes issus de collèges privés ou publics, manifestant l’envie d’intégrer notre établissement, selon les critères cités plus haut. Chaque jeune rencontre avec ses parents, Pierre Jacquemin, notre directeur, pour s’assurer de la réciprocité du lien et de l’envie de travailler ensemble.  
Enfin, il est important de souligner que le coût de la scolarité dans notre établissement est aligné sur le quotient familial, donc accessible à toutes les bourses.   
  
Du point de vue d’un élève, quelles sont les 3 raisons pour lesquelles la classe de seconde générale et technologique de Notre-Dame du Grandchamp fait la différence ?  

JP. Morand : Pour la place centrale qu’occupe l’élève. Pour mon équipe et moi-même, chaque élève est unique. Aucun n’est noyé dans la masse. Mon bureau est toujours ouvert. Nous avons des liens fréquents avec les jeunes, avec les familles. Chacun sait qu’il trouvera un interlocuteur.  
Ensuite, la qualité de l’enseignement, transmis avec bienveillance. On accepte l’erreur, on construit sur l’erreur. Nous allons au-delà de la qualité académique, nous recherchons l’humain. Cela se situe au cœur même de notre projet éducatif.  
Enfin, tout simplement parce que c’est Notre-Dame du Grandchamp. Nous offrons à nos élèves un champ des possibles au-delà de la seconde : un lycée général ou un lycée technologique STMG de qualité, un cadre de vie très agréable, une ambiance d’établissement, des propositions et des projets riches… Tout cela leur permet de se construire humainement.  
 
Qu'est-ce qui vous anime le plus dans votre mission ?  

JP. Morand : Ce qui me fait revenir tous les matins, c’est d'aider les élèves. Quand ils viennent me voir et me parlent de leurs joies, de leurs peines. Quand j’arrive à les aider à les apaiser. J’aime ce contact avec les jeunes, cette confiance. Ils ont ma confiance, je leur fais confiance.  
 
Quels conseils souhaitez-vous transmettre aux jeunes et à leurs parents ?  
 
JP. Morand : Le premier message c’est “Accordez-nous votre confiance”. C’est primordial. Si la confiance n’y est pas, rien ne peut fonctionner. Mon deuxième conseil c’est de ne pas voir ni de vivre l’erreur comme un échec. Car l’erreur n’est pas un échec. Enfin, le troisième conseil qui s’adresse particulièrement aux jeunes, c’est d’avoir le goût de l’effort. “Donnez-vous les moyens de réussir, battez-vous". Ce sur quoi je m’arrête dans ma mission de responsable pédagogique, c’est l’état d’esprit du jeune, pas son bulletin de notes. 
 
Propos recueillis par Julie Axisa le 24 mars 2021